On appelle capricorne asiatique Anoplophora glabripennis mais aussi Anoplophora chinensis.

Originaire de Chine et des pays voisins, Anoplophora glabripennis s’attaque aux arbres feuillus à bois tendre, notamment les érables, Anoplophora chinensis quant a lui aurait une préférence pour le genre Citrus (Orangers, Citronnier…) mais s’installerait également sur feuillus a bois blanc.

« La présence d’ A. glabripennis est signalée depuis 1996 aux Etats-Unis (plusieurs foyers) et depuis 2003 au Canada. A. chinensis a été détecté en 2001 aux Etats-Unis.(…) En Amérique du Nord, des mesures drastiques ont été mises en œuvre afin de limiter la propagation de ces capricornes.

En Europe, A. chinensis a été signalé pour la première fois en 2000 en Italie, et A. glabripennis en 2001 en Autriche. Ces capricornes asiatiques ont ensuite été détectés en France en 2003 (un foyer d’ A. glabripennis sur la commune de Gien dans le Loiret et un foyer d’ A. chinensis sur la commune de Soyons en Ardèche) et en 2004 (un foyer d’ A. glabripennis sur la commune de Sainte-Anne-sur-Brivet en Loire-Atlantique). Pour les trois foyers français, des mesures de destruction des arbres contaminés ont été mises en œuvre conformément aux termes des arrêtés de lutte. Dans les autres pays européens, A. chinensis a été détecté en 2003 aux Pays-Bas, et A. glabripennis a été détecté en 2004 en Allemagne. »

 » Anaplophora chinensis a été détectée chez un particulier à Pontaillac (Charente-Maritime) le 4 juillet 2018. Les arbres infestés ont aussitôt été abattus et détruits. « 

 

 » Il n’existe pas de méthode de piégeage efficace pour ces insectes. Les traitements phytosanitaires sont difficiles à mettre en œuvre et peu efficaces. Les parasites et prédateurs connus font l’objet de recherches, mais ne régulent pas suffisamment les populations de capricornes asiatiques dans les aires d’introduction.
Actuellement, le seul moyen de lutte est la destruction des arbres contaminés par incinération (souche comprise pour A. chinensis ). La découverte d’un foyer de capricorne asiatique nécessite donc la mise en œuvre de mesures d’éradication rapides et efficaces telles que définies dans l‘arrêté du 28 mai 2003 pour A. glabripennis et dans l’arrêté du 1er juillet 2003 pour A. chinensis . « 


Mais alors quels risques pour nos arbres ? Comme son cousin le grand capricorne

Comme son cousin le grand capricorne (Cerambyx cerdo), le capricorne asiatique se développe du stade larvaire au stade adulte dans le bois, «  Les femelles déposent leurs œufs dans des fentes de l’écorce qu’elles ont creusées avec leurs mandibules,(…)  » une fois les œufs éclos,  » les larves commencent par creuser et se nourrir des tissus vasculaires sous-corticaux. En grandissant les larves creusent profondément dans le cœur de l’arbre. (…) Les adultes émergent durant l’été en creusant dans l’écorce un trou de sortie circulaire d’environ 1 cm de diamètre juste au dessus du site de ponte. Les adultes volent jusqu’aux parties supérieures de l’arbre où ils se nourrissent (feuilles, écorce jeune), grandissent et copulent. »

Les dégâts causé a l’arbre par le capricorne asiatique sont similaire a ceux occasionné par le grand capricorne, qui lui est un parasite de faiblesse (s’attaquant a des sujets affaiblit).

Les galeries creusé n’entament en rien la vigueur et la vitalité d’un arbre, mais les piqûres de pontes et les « trous » de sorties peuvent causer des écoulements de sève et offrir une porte d’entrée pour d’autres pathogènes (champignons par exemples).

Ces écoulements de sève peuvent affaiblir un jeune sujet, et en cas d’attaques multiples et répété, un arbre adulte.

« Toutefois dans les zones où il a été introduit , cet insecte s’est développé sur les arbres de milieux urbanisés (…) et ne semble pas causer de dégâts en forêt subnaturelle. « 

 

Pourquoi serait’il si mortel en zone urbaine et absent en milieu forestier ?


Dans un premier temps, la biodiversité bien plus forte dans nos forêts offre sûrement bien plus de prédateur au capricorne asiatique que nos villes,

Mais si on se rappel que le grand capricorne est un parasite s’attaquant a des arbres affaiblit, et que ces deux espèces  pondent et se développent dans l’arbre de la même manière, ne peut on pas penser que les arbres hôtes sont des arbres affaiblit ? Tassement des sols et/ou sol perméable, pollutions de l’air et des sols, dégradations, tailles radicales ou inadaptés sont autant de mots dont souffrent nos arbres urbain et qui les rendent vulnérables face a ces attaques.

Sources:
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/royan-plan-lutte-contre-invasion-du-capricorne-asiatique-1514297.html

http://agriculture.gouv.fr/elements-dinformation-sur-les-capricornes-asiatiques

http://www.fredon-corse.com/ravageurs/capricornes-asiatiques.htm

http://www.fredon-corse.com/standalone/4/F591qyQ4gm6wQhXW03GOtbEM.pdf

https://www.youtube.com/watch?v=pax9jNsFrT4&feature=youtu.be

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